A. Borie, P. Micheloni, P. Pinon, Forme et déformation des objets architecturaux et urbains

  1. P13, fin: Alexander «tout problème de conception débute par un effort pour parvenir à l’adaption réciproque, à l’“adéquation“ de deux entités: la forme considérée et son contexte… (…) »
  2. P14: (…) Il ajoutait par ailleurs: « Le caractère de symétrie de cette situation (…) est très important ».
    Alexander a été rapidement amené à réduire lui-même sa propre définition et à la contredire partiellement lorsqu’il précise que: « La forme est la solution du problème ».
  3. P15: L’accemt est mis, cette fois, sur le fait qu’une forme entretient toujours des rapports de référence avec une autre forme ou avec une idée, et qu’il est impossible d’expliquer l’apparition d’une forme sans se référer à son ou à ses modèles.
  4. P19: On pourrait, plus simplement, poser la question ainsi: en architecture, la forme est structure de quoi?
    - structure de la matière?
    - ou bien structure de l’espace?
  5. P21: Tout comme la notion de temps n’est concevavle qu’en fonction de certaines coordonnées qui permettent de le définir et de le mesurer, la notion d’espace, de notre point de vue, n’est abordable que si l’on définit les coordonnées par rapport auxquelles tel ou tel espace peut se définir.
    > distingue différents types d’espaces:
    L’espace philosophique et géométrique: espace considéré comme une substance indéfinie dans laquelle se trouvent les objets sensibles.
    L’espace scientifique (mathématique ou géographique en particulier): l’espace est un «lieu», c’est-à-dire qu’il est cette fois défini par un système de coordonnées ou de références abstraites plus ou moins arbitraires.
    (…) L’espace philosphique contient donc évidemment une infinité de lieux différents, mais aussi un certain lieu devient un autre lieu si on change de système de référence.
    L’espace architectural: L’espace est relatif aux élèments matériels qui l’entourent (ou qui se trouvent inclus en lui) et lui servent de coordonnées concrètes.
  6. P49: Pour qu’il y ait déformation, il est nécessaire
    – qu’une contradiction apparaisse au cours de la conception de l’objet;
    – que cette contradiction ne soit pas résolue à son niveau et descende jusqu’à celui des formes;
    – que cete contradiction entraîne une certaine situation formelle de positionnement et de désobéissance: le recouvrement de l’ignorance;
    – que cette contradiction soit assumée par un seul élèment au niveau formel: la double obéissance.
  7. P50: Déformation > phénomène par lequel une forme contrarié se modifie
    Ainsi, la déformation n’apparaît que si la contradiction n’est pas résolue à son niveau et se retrouve à celui des formes.
  8. P60: Relations dynamique-statique
    relation entre les espaces dynamiques (espaces de connexion, circulation)  et statiques (espaces sans orientation préférentielle, qui joue soit par leur masse, soit par leur qualité, de pôle d’attraction fixe).
    Soit le statique déforme le dynamique, voir exemples
  9. P63: Suite P60, > on peut donner le nom de « passage forcé »
    Si la forme statique joue en tant que masse, les dynamiques se déformeront pour l’éviter et la contourner. L’exemple le plus étonnant est le sillon du labour qui évite un bosquet dans un champ et dessine ainsi des graphismes curieux.
    Dans le deuxième cas le dynamique déforme le statique. Le phénomème le plus fréquent est celui que l’on peut appeler « érosion ». L’angle d’un bâtiment s’arrondit à un carrefour. Mais un forme érodée n’est déformée que localement. L’inpact peut faire éclater la forme, une route écarteler le plan d’une ville.
  10. P71: (…) en milieu urbain, si les déformations sont nombreuses, elles sont légères. Prises une par une, elles seraient quasi imperceptibles et insignifiantes. Mais c’est justement leur présence incessante qui rend « vivantes » les formes des tissus urbains et traditionnels.
  11. P76: C’est depuis la Renaissance que la représentation a pris une forme d’une grande importance en architecture, surtout à certaines époques particulières académiques (comme au début du siècle des beaux-arts).
  12. P80: (…) la déformation en tant que phénomène doit être reconnue par l’analyse d’un processus plus que par le simple examen du résultat formel, bien qu’une de ses caractèristiques soit que l’on puisse quelquefois lire, dans une déforme, l’histoire de sa formation.
    En effet, la déforme étant l’aboutissement d’une action, elle garde souvent en elle-même la marque de l’effort (d’une action déformante) et exprime ainsi une certaine tension.
  13. P82: Déformation, définition. voir l’ensemble de la page
    (…) ce qui dans une forme architecturale (ou urbaine) est le plus sujet à déformation, est la partie de la forme qui n’est pas une « copie », c’est-à-dire qui n’est pas considérée comme provenant d’un modèle.

Lecture à poursuivre vers p. 115

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A. Borie, P. Micheloni, P. Pinon, Forme et déformation des objets architecturaux et urbains, éditions Parenthèses, collection Eupalinos, série architecture et urbanisme Marseille, 2006

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